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     MAIRIE DE NONARDS

Laroche,

19120 Nonards

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L'église

 

Un clocher-mur est un élément architectural, vertical et plat, placé en haut ou à l'avant d'un édifice (église le plus souvent) pour recevoir des cloches.

 

L'église de NONARDS

 et son clocher-mur

 

L'église possède un clocher-mur percé de quatre baies et d’un campanile érigé à part de l'église, à quelques mètres de l'abside. Elle appartenait à l'abbaye de Solignac (Haute-Vienne) lorsqu'en 765, elle fut pillée par le roi de France Pépin-le-Bref, lequel venait de ravager le château du Puy-d'Arnac.

Passée à l'abbaye de Beaulieu en 859, cette église acquit une notoriété qui, passée à la postérité, est arrivée jusqu'à nous. Pour les soustraire aux Normands qui dévastaient leurs cloîtres, les moines de Solignac avaient entrepris de transférer à l'archiprêté de Brivezac les reliques de sainte Fauste d'Aquitaine dont ils avaient reçu la garde.

Parvenus à Nonards, bien que près de leur but, ils décidèrent de s'y reposer. Alertés, les religieux de Brivezac vinrent en procession rejoindre le précieux convoi, avec flambeaux et encensoirs. Ce fut là que se produisit le miracle. La chronique raconte que le temps obscur devint serein et que, surtout, les chandelles éteintes portées en procession s'allumèrent d'elles-mêmes, hors de tout souffle de vent qui aurait pu les éteindre.

Placée sous le patronage initial de saint Martin de Tours, l'église de Nonards se réclame aussi de saint Cloud. Honoré, invoqué pour la guérison de certaines maladies, ce dernier est encore porté en procession jusqu'à la fontaine de son nom, chaque fin août et par les conscrits de l'année.

La fontaine Saint-Cloud garde des adeptes sur la région, qui viennent lui puiser de l'eau. À l'autre bout de la commune, en terrain calcaire, la Font-du-Drac n'a plus guère de raison d'être que celle de signaler son endroit. Il est vrai que le Drac, cette créature de l'enfer qui tourmenta nos anciens, n'a plus besoin d'absolutions : il semble définitivement disparu de nos campagnes.

 

 

 

A la révolution, le 5 mars 1794 le citoyen Lazèche, agent national du district de Brive donna l'ordre de détruire les châteaux ainsi que " tout signe royaliste ou féodal" de même que les signes extérieurs au culte. Estimation fut faite des biens de l'église, le linge tout d'abord (aubes, surplis, et autres  nappes ) puis les croix, chandeliers, benitier et goupillon etc....Le tout fut soit expédié qui à Brive qui à Tulle soit saccagé et brûlé sur place .

 Le citoyen Lanot jugeant néfaste le rôle que jouaient les cloches dans la commiune,  fit descendre les deux grandes cloches et les expédia à Brive. Il ne resta que la petite cloche qu'il jugea necessaire de conserver mais dont il fit descendre le battant qui fut confié à Jean Malmartel dit "La Saigne"; Ce qui ne dut pas plaire à tout le monde puisque quelques jours plus tard, le battant fut dérobé  au citoyen Malmartel et remis en place. Pareille conduite indigna le Conseil Général qui dressa procès-verbal.

 

 Sous l'injonction du citoyen Lacoste de Brive affublé d'une bande venue de Beaulieu et de ses environs, maire et municipaux ,s'attelèrent à saccager "l'autel de la dérision, la chaire du mensonge, et les statues de la superstition": Jean Peyrissac dit Capduc scia le Christ en morceaux; Jean Farges renversa le tabernacle et brisa les confessionnaux; Hugues Noual grimpa sur une échelle bien décidé à renverser la Vierge Marie ce qu'il fit si ardemment qu'il la suivit jusque dans sa chute. Le presbytère fut dévasté, sa cave pillée. 

Quelques jours plus tard, la municipalité honteuse des profanations auxquelles elle avait participé, dressa un procès-verbal de protestation contre ce qui venait de se commettre. 

Cependant, deux pieuses personnes, François Massalve, et Madeleine Veyssière dite "la Menette" ne prirent pas part à la furie ambiante. Ils  vinrent à l'église ramasser en catimini  les débris qu'ils cachèrent et qu'ils remirent au curé M de Monclar une fois la tourmente apaisée.

 

  

Le sort de l'église à la révolution

sources: La révolution à Nonards par Albert Massonie

extrait de la revue félibréenne et régionaliste Lemouzi

13, place nationale 19000 Tulle